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Journal de soumission

On en avait envie… sans vraiment en avoir envie

9 Février 2026

Quand l’envie est là mais que le doute s’invite

On en avait envie, sans vraiment en avoir envie, vous savez ce moment où l’idée est hyper motivante et séduisante, mais où on n’est pas sûr que la réalisation va tenir la route, ce moment où t’as hyper envie de plonger dans la piscine mais où tu flippes parce que tu ne sais pas si l’eau ne va pas être trop froide.

Et bien c’était un peu le mood.

En même temps ça fait un mois qu’on bosse comme des acharnés non stop, c’était notre premier week-end de libre, on avait enfin du temps devant nous et on n’avait pas envie de passer à côté. Sauf qu’au moment de s’y mettre, le doute s’installe… et la conversation beaucoup trop longue qui va avec, où je me sens chafouin, où je vous demande si vous avez vraiment envie ou juste envie pour me faire plaisir.

Où j’ai envie mais je ne sais pas de quoi, enfin si j’ai envie de ci mais pas trop de ça, et peut-être qu’en fait si j’ai aussi envie de ça mais j’ai peur de pas tenir, de mal le vivre, de ne pas vous donner de plaisir. Ce dialogue mental que je m’autorise à vous partager et qui sème le doute, qui nous met un peu à cran et qu’on essaie tant bien que mal de désamorcer. Ce qui est sûr c’est que j’avais besoin de contact, de vous sentir. Vous avez su écouter, éviter de prendre les choses personnellement, bien que, comme vous me l’avez partagé, votre cerveau vous emmenait dans cette voie.

Se reconnecter au corps et à la contrainte

Et puis vous avez tranché : on va tenter de faire du shibari, et plus si affinité. Je me sens heureuse de cette décision car vous savez que mes envies vont en ce sens en ce moment, un fort besoin de contrainte. Mais pour autant, mon angoisse reprend de plus belle : je sais que vous n’affectionnez plus trop cette pratique… Vous me rassurez, me dites de faire fi de cette information…

Nous nous installons sur le lit. Je n’ai pas mon bandeau, vous me demandez de me mettre dans ma bulle. Ça pourrait être complexe vu mon état, mais je crois que l’envie l’emporte sur le dialogue mental. Je ferme les yeux, je respire profondément et je me laisse emporter… Le passage des cordes, vos mains, votre présence tout près de moi. Vous ne me lâchez pas, vous êtes là, présent physiquement, à tout faire pour garder en contact nos corps. Je me délecte de cette chaleur qui irradie de vous… Je me laisse faire et, en peu de temps, je me retrouve les bras et une jambe immobilisés. Je plaisante sur le fait de tenter de m’enfuir en rampant puis à cloche-pied. Après un petit rire moqueur de votre part, je me ravise.

Le jeu, le rire et la vulnérabilité

Je suis en position de vulnérabilité, et je sais qu’à chaque fois que j’ai tenté de faire ce genre de défi débile, ça s’est soldé par un échec… Comme la fois où j’ai essayé de boire en ayant un gag ball spider dans la bouche, vous vous rappelez ? Je m’étais à moitié étouffée mais qu’est-ce qu’on avait ri !

Humour et complicité dans le jeu

En même temps, nous c’est un peu ça : le rire fait partie intégrante de notre mode de jeu et de communication. Tout est vivant, joyeux, même dans les pires moments nous arrivons à rire.

Mais je m’égare… Reprenons où nous en étions : moi ficelée, reposant sur le lit…

Retour au jeu

Vous attrapez mon corps pour me mettre sur la face pile, mes fesses et mon dos exposés pour subir le sort que vous leur avez réservé. Vous ajustez votre cadeau d’anniversaire à vos mains, et les crocs que je me suis procurés chez Jack Trick commencent à caresser mon corps. Les spikes sont assez douces, vous vous contentez de m’effleurer, voire de me griffer un peu… Je suis posée près de vous, sentant toujours votre chaleur, et mon envie commence à grandir… Lors de notre conversation, je vous avais dit que je n’avais pas envie de fessée, mais là j’en ai irrémédiablement envie. Je vous le partage, vous rigolez une nouvelle fois… Mais je crois que l’envie est tout aussi présente de votre côté.

Vous rapprochez votre entrejambe de mon visage, votre sexe à quelques centimètres de ma bouche, et vous commencez à fesser les piques impactant mon postérieur. Je crois que je gémis. J’y prends du plaisir, pour sûr… Puis votre sexe se fraie un chemin dans ma bouche. Il est fier, érigé, le liquide séminal perle. Il n’y a pas de doute, le plaisir est aussi présent chez vous. D’un coup de bassin, vous l’enfoncez jusqu’à ma gorge. Je pousse un cri étouffé de stupeur. Vous riez de nouveau, me demandant si ça va. J’articule difficilement, m’y reprends à plusieurs fois. En même temps, parler avec un sexe dans la bouche ce n’est pas vraiment inné, et puis irrémédiablement je pouffe aussi, parce que cette situation reste cocasse tout de même…

Vous continuez à me fesser, à me griffer, tout en m’assénant des coups de reins, ma bouche vous servant de masturbateur… Et puis vous décidez de vérifier mon intimité. Aucun doute pour ma part sur le fait que je mouille… Vous approchez vos doigts de mon visage, me faites sentir et vous essuyez sur mon nez… Ce n’est plus humiliant pour moi, mais c’est toujours sacrément excitant !

Quand la peur devient excitante

Et vous continuez à semer le trouble, à me masturber avec les piques qui reposent sur mon sexe, puis sur mon visage que vous vous amusez à tapoter. J’ai peur. Je suis clairement le lapin dans les phares d’une voiture qui se fige… Mais putain qu’est-ce que c’est bon, qu’est-ce que ça m’excite d’avoir peur !

À votre goût par contre, je me débats trop, mes jambes cherchent à se refermer… Et comme si par magie il y avait une solution à tout, vous décidez de m’attacher la jambe restante en la suspendant grâce à la structure du lit, avec un petit : « maintenant tu ne pourras plus te sauver ». On rit de nouveau en chœur !

Orgasmes forcés et perte de repères

Et c’est reparti de plus belle, car vous abandonnez les crocs pour vous adonner à votre pratique préférée : les orgasmes forcés. Ils s’enchaînent, je jouis entre plaisir et douleur, le cerveau catapulté entre deux mondes qui cherchent tant bien que mal à cohabiter. J’en veux encore, et en même temps avoir des orgasmes donnés par vos gestes savants n’est pas de tout repos !

Résister à l’orgasme

Ça cesse. Je suis dans une demi-conscience, et en même temps, en bonne droguée, j’ai encore besoin de ma dose ! Mais vous en avez décidé autrement. Vous posez votre sexe sur ma fente et vous me dites ces mots, qui sont des déclencheurs chez moi : « tu es ma vaginette, et une vaginette ça ne jouit pas, tu jouiras quand je te donnerai l’autorisation ». Rien qu’à réécrire ces mots, je suis en train de m’exciter toute seule de nouveau… C’est pour vous dire le pouvoir que ça a sur moi.

Alors je respire profondément, je souffle, je ris. En bref, je fais à peu près tout mon possible pour tenter d’ignorer le fait que votre pénis prend toute la place dans mon sexe, qu’il me remplit complètement, touche le fond et est en train de me procurer du plaisir…. Je vous assure que la tâche n’est pas facile. Pour autant, j’ai de l’entraînement ! Alors je serre les dents, je sens que ma chatte est à la fois serrée et trempée ! C’est un délire et un délice !

Et puis vous m’autorisez enfin à jouir, et putain cet orgasme est fulgurant. Vous ne tardez pas à me rejoindre, et sentir votre sperme se déverser en moi m’offre un nouvel orgasme, si puissant qu’il vous chasse… On en rit, encore. C’est ça de vivre les choses et de ne pas trop se prendre la tête….

Je vous vois commencer à tenter de détacher ma jambe, mais je me permets de vous demander de l’impact. Près du lit se trouvent diverses sortes de sticks, badines, cravache et autres. Je vous propose d’attraper celle de votre choix, et de me donner des coups. J’ai besoin d’avoir mal, contrairement à ce que j’avais dit lors de notre discussion préliminaire….

Explorer la douleur : l’expérience de la canne

Alors malgré ce soudain revirement de situation, vous ne vous faites pas prier, et vous prenez un objet que vous n’aviez encore jamais utilisé sur moi… la canne. Je sais, de par mes lectures, les échanges que j’ai eus avec d’autres, que ça peut être extrêmement douloureux… Mais ok. Je suis bonne joueuse, j’ai demandé, je joue jusqu’au bout !

Le premier coup s’abat, c’est comme un éclair. Ça me foudroie sur place, ça fait un mal de chien ! On décide de continuer et j’oscille : jouissance, douleur, plaisir… J’ai mal, foutrement mal, pour autant c’est cool ! J’aime bien les nouvelles expériences ! Ça cuit la peau, je sens que ça chauffe, et vous vous amusez du fait qu’il n’y a pas besoin d’y aller si fort pour m’arracher des cris. Et puis mon cerveau fout le camp alors, une nouvelle fois, je ris encore à gorge déployée.

Entre deux mondes

Après vous être amusé avec mes cuisses et mes fesses, vous reprenez les crocs pour finir le travail. La peau, une fois attendrie, crée de ravissants petits trous… Et puis vous me prenez dans les bras, vous me détachez et nous profitons l’un de l’autre de ce moment entre deux mondes où le temps n’existe plus…

On n’avait pas vraiment envie, mais on avait tout de même envie, et tout ce que je retiens de ça c’est qu’on s’est sacrément bien amusés !

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