BDSM : peut-on enfin arrêter de performer ? Stress, pression et lâcher-prise (Live gratuit)

0,00 

📅 Jeudi 24 septembre 2026 à 20h30

Un live gratuit pour parler de stress, de pression et de déconnexion dans le BDSM : comment créer une véritable parenthèse, lâcher la performance et rester présent·e… sans faire du lâcher-prise une nouvelle injonction.

Inscription gratuite et vérification du profil requises pour accéder au contenu.

Catégorie :

Description

BDSM et performance : quand même le lâcher-prise devient une injonction

📅 Jeudi 24 septembre 2026 à 20h30
🎥 Live gratuit en ligne sur JOYclub

Inscription gratuite et vérification du profil requises pour accéder au contenu.

Métro, boulot, notifications, charge mentale, rendez-vous, enfants parfois, téléphone qui vibre au mauvais moment…

Et au milieu de tout ça, il faudrait réussir à appuyer sur un bouton pour devenir soudainement pleinement disponible, connecté·e à son corps, à son ou sa partenaire et à ses sensations.

Pas toujours évident.

C’est pourtant aussi l’une des choses que nous aimons dans le BDSM : sa capacité à créer une parenthèse. Le cadre, les rôles, certains rituels ou simplement l’attention portée à ce que nous sommes en train de vivre peuvent nous permettre de laisser momentanément le quotidien à la porte.

Mais nous en avons aussi expérimenté l’envers.

La pression de bien faire. D’être suffisamment disponible. De réussir sa séance. D’être assez intense, assez endurant·e, assez soumis·e ou suffisamment Dominant·e.

Et si le BDSM peut nous aider à sortir d’une logique de performance, il peut donc aussi devenir un nouvel endroit où l’on cherche à assurer.

C’est précisément de cette contradiction dont nous avons envie de parler avec vous pendant ce live.


Pourquoi est-il parfois si difficile de décrocher ?

Être physiquement présent·e ne signifie pas nécessairement être mentalement disponible.

On peut avoir envie de jouer et continuer à penser au travail. Avoir prévu une séance depuis plusieurs jours et arriver épuisé·e. Avoir du désir et pourtant avoir du mal à se connecter réellement à ce qui est en train de se passer.

Et lorsque s’ajoute l’idée qu’un moment intime devrait forcément être réussi, intense ou mémorable, une nouvelle pression peut apparaître.

Il faudrait parvenir à lâcher prise.

Sauf que plus on cherche à obtenir cet état à tout prix, plus il peut nous échapper.

Cette pression peut aussi commencer bien avant la séance : lorsqu’on cherche absolument une idée originale, un scénario parfait ou une succession de pratiques suffisamment impressionnantes. Nous en parlions déjà dans notre article sur l’imagination et les pratiques BDSM : préparer peut être rassurant, mais une séance n’a pas besoin d’être parfaitement scénarisée pour être réussie.


Le BDSM peut-il créer une véritable parenthèse ?

C’est là que le BDSM possède quelques particularités intéressantes.

Poser un cadre, entrer progressivement dans un rôle, retrouver un rituel connu, préparer un espace, choisir une intention ou porter toute son attention sur des sensations peut aider à créer une transition entre le quotidien et le jeu.

La parenthèse ne commence donc pas nécessairement avec la première pratique.

Elle peut commencer bien avant.

Dans notre propre relation D/s 24/7, les règles et les rituels occupent justement une place importante dans la manière dont la dynamique s’inscrit dans le quotidien. Sans avoir besoin de vivre en 24/7, certains rituels peuvent aussi servir de sas : marquer le moment où l’on quitte progressivement les préoccupations du quotidien pour entrer dans un autre espace.

Et nous verrons ensemble différentes pistes permettant de marquer cette transition, aussi bien du côté de la personne soumise que de la personne Dominante.

L’objectif n’est pas de fabriquer une recette universelle de la « bonne séance », mais de trouver ce qui permet à chacun·e de devenir progressivement plus disponible à ce qui est en train de se passer.


Quand le BDSM devient lui aussi un espace de performance

Parce qu’il existe un paradoxe assez savoureux : vouloir tellement réussir à lâcher prise… qu’on finit par performer son lâcher-prise.

Dans le BDSM aussi, nous pouvons nous imposer des standards.

Une personne soumise peut avoir l’impression qu’elle devrait encaisser davantage, réussir à atteindre un certain état, être parfaitement disponible ou répondre aux attentes qu’elle imagine chez l’autre.

Une personne Dominante peut ressentir la pression de proposer une séance suffisamment originale, intense ou maîtrisée, de toujours savoir quoi faire et de rester constamment en contrôle.

Pourtant, l’état d’esprit, l’énergie et les réactions de l’autre ne peuvent jamais être entièrement prévus. Une séance pensée dans les moindres détails peut prendre une direction complètement différente une fois confrontée au réel. Là encore, savoir improviser, modifier ce qui était prévu ou simplement abandonner une idée fait partie du jeu.

Et parfois, on finit par évaluer la séance à partir de ce qu’elle aurait dû être, plutôt qu’à partir de ce qu’on a réellement vécu.

Sortir de la performance implique alors aussi d’accepter qu’une séance puisse être courte, imparfaite, drôle, interrompue, différente de ce que l’on avait imaginé… et malgré tout profondément satisfaisante.


Lâcher prise ne signifie pas rechercher le subspace à tout prix

Chez la personne soumise, la performance peut parfois prendre une autre forme : celle de vouloir absolument atteindre le subspace.

Parce qu’on en a entendu parler ou qu’on l’a déjà vécu. Ou encore parce qu’on imagine qu’une séance particulièrement intense devrait forcément nous conduire vers cet état.

Pourtant, le subspace n’est ni un objectif à atteindre ni un indicateur permettant de mesurer la réussite d’une séance.

On peut vivre une expérience extrêmement forte sans entrer en subspace. Comme on peut avoir besoin, après une séance particulièrement intense, de davantage de temps pour redescendre.

Certaines personnes peuvent d’ailleurs connaître un subdrop plusieurs heures ou plusieurs jours après une séance. Une raison supplémentaire de ne pas penser uniquement à l’intensité vécue sur le moment, mais aussi à ce qu’elle peut demander ensuite.


Lâcher prise ne signifie pas perdre toute vigilance

Chercher davantage de présence ou de déconnexion avec le quotidien ne signifie évidemment pas abandonner le cadre.

Consentement, communication, safeword, observation de l’autre et possibilité d’ajuster restent présents.

Au contraire : plus le cadre est clair, moins il est nécessaire de consacrer de l’énergie à se demander constamment ce qui est permis, attendu ou possible.

Le lâcher-prise n’est donc pas l’absence de cadre. Il peut justement être facilité par celui-ci.


Créer ses propres parenthèses BDSM

Nous n’avons pas envie de terminer ce live en vous disant simplement : « détendez-vous et profitez ».

Merci, Captain Obvious.

L’idée sera plutôt de vous donner des pistes concrètes à tester et à adapter à votre propre fonctionnement :

  • comment créer une transition entre quotidien et séance ;
  • utiliser certains rituels sans les transformer en obligations ;
  • identifier ce qui nous aide réellement à devenir disponible ;
  • parler de son état avant de jouer ;
  • ajuster ses attentes à son énergie du moment ;
  • se libérer de l’idée qu’une séance doit nécessairement être intense ou spectaculaire ;
  • permettre à la personne soumise comme à la personne Dominante d’arriver progressivement dans la parenthèse.

Avec une idée centrale : si toutes ces techniques deviennent une nouvelle checklist qu’il faut parfaitement réussir avant d’avoir le droit de jouer, nous aurons simplement déplacé le problème.


Au programme du live du 24 septembre à 20h30

Pendant ce live, nous parlerons notamment :

  • du stress et de notre difficulté à décrocher du quotidien ;
  • de la pression de « réussir » sa sexualité et ses séances BDSM ;
  • de ce qui peut aider à créer une parenthèse avant de jouer ;
  • de la place du cadre, des rôles et des rituels ;
  • de la performance du côté de la personne soumise ;
  • de la performance et de la responsabilité ressenties du côté de la personne Dominante ;
  • de la différence entre lâcher prise et se forcer à lâcher prise ;
  • de pistes concrètes pour faciliter la transition vers le jeu sans créer de nouvelles injonctions ;
  • d’un temps de questions/réponses en direct.

Un live pour essayer d’être un peu moins dans « est-ce que je fais bien ? » et un peu plus dans « qu’est-ce que nous sommes réellement en train de vivre ? »


À qui s’adresse ce live ?

Ce live s’adresse à toutes les personnes intéressées par le BDSM et les relations de pouvoir, novices, curieuses ou plus aguerries.

Il pourra particulièrement vous intéresser si vous avez parfois du mal à décrocher du quotidien pendant vos moments intimes, si vous ressentez une pression à « bien faire » dans votre rôle ou vos pratiques, ou si vous cherchez des pistes pour créer plus facilement une transition entre votre quotidien et vos séances BDSM.

Aucune expérience préalable n’est nécessaire.


Comment accéder gratuitement au live ?

Le live aura lieu jeudi 24 septembre 2026 à 20h30 sur JOYclub.

Pour y participer, il est nécessaire de créer un compte gratuit et de faire vérifier son profil sur la plateforme.

Nous sommes rémunérées via l’affiliation pour chaque nouvelle inscription. Cela soutient notre travail pédagogique et la création de contenus autour du BDSM conscient.

👉 Accéder gratuitement au live sur JOYclub

Inscription gratuite et vérification du profil requises pour accéder au contenu.